Des soldats français en Afghanistan le 27 juillet 2009 dans la province de Kapisa
Nous voulons demeurer dignes de nos grands anciens,
Héritiers de tant de gloire, nos drapeaux sont lourds d'histoire,
Colonial parachutiste, viens, tu connaîtras le risque,
Aaah, aaah, aaah, c'est ça le 8e RPIMA (Bis)
Nous avons foi en la France, en son avenir.
Ses fils ont de la vaillance et savent souffrir,
Et nous montrons nous-mêmes qu'on sait mourir quand on aime.
Aaah, aaah, aaah, avec le 8e RPIMA (Bis)
Dans l'enfer de la bataille nous tombons du ciel.
Nos pépins dans la mitraille claquent au soleil,
Les sticks bondissent sans trêve pour l'assaut un chant s'élève.
Aaah, aaah, aaah, celui du 8e RPIMA (Bis)
Lorsqu'une plainte ou une enquête est classée sans suite par le parquet, les plaignants disposent de la possibilité de saisir directement le juge
d'instruction par le biais d'une plainte avec constitution de partie civile.
Les familles dénoncent le manque de moyens, notamment concernant les gilets pare-balles et la surveillance aérienne, dont ont souffert les soldats français lorsqu'ils ont été victimes d'une
embuscade des talibans le 18 août 2008 ainsi que l'attitude de "certains officiers" qui n'auraient "pas été à la hauteur", selon Joël Le Pahun, l'un des plaignants.
Dix soldats ont été tués et 21 blessés dans ces combats, soit le bilan le plus meurtrier pour l'armée française depuis un attentat à Beyrouth en 1983 dans lequel 58 parachutistes avaient été
tués.
Des soldats français en Afghanistan le 27 juillet 2009 dans la province de Kapisa
PARIS — Les plaintes déposées en France par sept familles de soldats français tués en août 2008 dans une embuscade dans l'est de l'Afghanistan ont été classées sans suite, a indiqué mercredi une source judiciaire.
Le parquet du tribunal aux armées de Paris, compétent pour des crimes et des délits concernant des soldats français à l'étranger, a classé ces plaintes contre X pour "mise en danger de la vie d'autrui", selon cette source.
"Il faut se rappeler du contexte où il s'agit d'envoyer des soldats au combat, c'est le propre du métier des armes", a déclaré cette source.
Dix soldats avaient été tués et 21 blessés dans une embuscade des talibans le 18 août 2008 dans la région de Saroubi, à 50 km à l'est de Kaboul, à peine un mois après avoir pris le contrôle de la sécurité dans cette zone pour l'Otan.
Les familles ont dénoncé les conditions dans lesquelles l'opération avait été menée, estimant qu'il y avait eu un manque de moyens, notamment concernant les gilets pare-balles et la surveillance aérienne, et ont critiqué l'attitude de "certains officiers" qui n'auraient "pas été à la hauteur", selon l'un des plaignants, Joël Le Pahun, père d'un parachutiste tué.
"On attendait ce refus qui n'est absolument pas une surprise, on sentait que le parquet ne suivrait pas", a confié à l'AFP Gilbert Collard, avocat des plaignants.
"C'est l'étape par laquelle il fallait passer pour pouvoir saisir un juge indépendant", a-t-il ajouté, promettant "des éléments nouveaux" à l'appui d'une nouvelle plainte.
Lorsqu'une plainte ou une enquête est classée sans suite par le parquet, les plaignants peuvent saisir directement le juge d'instruction par le biais d'une plainte avec constitution de partie civile.
Les autorités françaises ont annoncé mardi la mort d'un soldat dans la province de Kapisa (est), portant à 40 le nombre de militaires français tués en Afghanistan depuis le déploiement des premières troupes alliées fin 2001.
La France compte quelque 3.750 soldats sur le théâtre des opérations afghan, dont près de 3.500 sur le sol afghan.
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